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JE15: Manga made in France

par Joystikman, le 12 juillet 2014

Si les Japonnais sont et resteront à jamais les maîtres du manga, de plus en plus d’auteur(e)s français se lancent dans le manga. Souvent considéré comme de pâle copie de ce qui fait dans l’archipel, ces mangas français (je dit bien manga français, parce que « Manfra » ou « Global manga » c’est juste pas possible, c’est trop dégueulasse comme nom) ont souvent le mérite d’essayer d’apporter quelque chose de nouveau. Parfois ça marche, parfois non. Toujours est-il qu’il est important de noter, qu’aujourd’hui, tout le monde fait du manga. Mais si je parle de ça aujourd’hui, c’est que Japan Expo a été pour moi l’occasion de découvrir et de mettre la main sur deux de ces productions; donc parlons en.

On parle made in France, c'est Montebourg qui vas être content...

On parle made in France, c’est Montebourg qui vas être content…

Largement soutenu par Kana, le premier sur lequel j’ai mit la main a été Save me Pythie d‘Elsa Brants. En même temps avec un stand dédié immense et des pubs à tout vas, il était difficile de passer à côté. L’histoire est simple, Pythie est frappé d’une malédiction, elle peut voir les catastrophes futures mais personne ne la croit si elle essaye de les prevenir. Malgré ça, on la charge de veiller sur Xanthe, fils caché de Zeus, qui a pour ambition de devenir un héros. Alors bien que l’histoire se passe en Grèce antique, ne vous attendez pas un manga historique, Save me Pythie est un pur gag-manga. Extrémement bien documenté, l’auteure détourne avec amusement les mythes et dieux grecques. Il n’est pas non plus rare de voir quelques anachronismes se glisser dans les cases, ce qui ne manquera pas de nous faire sourire. Visuellement, le manga adopte un style proche de celui des shojo, et bien que le dessin ne soit pas irréprochable il colle toujours parfaitement à l’action. Si Save me Pythie n’est peut être pas un must-have (du moins pas encore), ça reste très plaisant à lire. On passe un bon moment, on rigole bien, quoi demander de plus ?

Elsa Brants a sortie les habits d'époque.

Elsa Brants a sortie les habits d’époque.

En plus de ça j’ai rencontré l’auteure qui enchainée les dédicaces depuis plus de 3h (c’est pas les japonnais qui ferais ça :p ). C’est une personne très charmante, elle prenait le temps de discuté avec tous le monde; on a un peu parlé du manga, notamment de sa longueur, qui sera de 3 ou 6 tomes en fonction du succès.Je suis finalement repartie avec une jolie dédicaces que je me fait une joie d’exhiber ici même.

WP_000525Après ça, j’ai pris la direction du hall 6 et plus précisément de la section réservée aux amateurs. Après avoir suivi le projet sur internet pendant plusieurs mois, j’ai enfin pu me procurer les 3 premier volumes du Chaud Nem Jump.(Si vous avez pas compris la référence dans le titre, je me demande bien ce que vous faites ici…) Lancé il y a un an et demi, Chaud Nem Jump, à l’image de son grand frère japonnais, est un recueil de plusieurs histoire, toutes d’auteur(e)s différents (cependant ici les histoires n’ont pas vocation d’être publié séparément). Cette multitudes d’auteurs au style très différents permet à tous le monde de trouver son compte, le fan de sport adoreront Yéyéyé, un shonen sur le curling (oui oui, sur le curling; on ne le dira jamais assez, le pouvoir du shonen peut tout rendre épique) tandis que les amateurs de fantaisie apprécieront Moon Eaters. A chaque fois la qualité est au rendez-vous. Personnellement j’ai vraiment été charmé par ce projet et je ne manquerais pas de le suivre, je conseil notamment à tous le monde d’aller sur leur Tumblr, les fanarts sont magnifiques. Si vous êtes amateur de manga et que vous avez envie d’un peu de fraicheur entre deux tomes de l’interminable Naruto, jetez vous sur ces trois premier numéros. En plus de ça les auteurs et auteures sont vraiment super sympa.

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Cette édition de Japan Expo a été une fois de plus l’occasion de rappeler que les productions françaises n’ont rien à envier aux japonaises. Et même si certains trouveront toujours un truc à redire, il y a une chose que les auteurs français font mieux que les japonnais, c’est de parler avec leurs lecteurs. Ils sont tous très abordable (du moins je parle pour ceux que j’ai déjà rencontré) et prennent tous plaisir à discuter avec les lecteurs, on est loin des autographes à la chaine, sans photo et sans réel échange. Pour finir, si j’ai un conseil à donner (enfin vous en faites ce que vous voulez, je loin d’avoir la science infuse) c’est de rester ouvert d’esprit et d’essayer de découvrir des choses nouvelles; il y a 2 ans je n’aurais jamais cru qu’un de mes manga préféré serais français et pourtant c’est le cas (oui je parle de Lastman … non je suis pas un fanboy). Donc continuez à vous gavez de « mangasses », y’a que ça de vrai.

PS: C’est avec cet article que je conclue mon « dossier » Japan Expo, je n’ai pas parlé de tous ce dont j’aurais voulu mais faut savoir s’arrêter, ça fait une semaine que c’est fini, je vais pas faire trainer le sujet plus longtemps. J’espère que ça vous aura plus.

Commentaires:

  • Aymeric dit :

    Aha un autre amateur d’amateurs ! J’ai découvert la Japan cette année et j’en suis revenu avec des tonnes de fanzines et d’illu d’amateurs, c’était hyper cool.

    J’avais déjà découvert CNJ lors du festival du fanzine (que je conseil) à St-Emilion : Festival Harajuku 2014. Je te le conseil l’ambiance y est géniale 😉

  • Noonah dit :

    D’autres fanzines à surveiller:

    Abunai: un fanzine sur les fanzines!
    http://alhia.deviantart.com/art/Abunai-Studio-Obvious-316257664

    Absolute Territory: c’est le même principe que le CNJ en shonen fantasy/fantastique
    http://doujin.tsundereko.com/japan-expo-2014-summer-is-coming/

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