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Penny Dreadful : Les Avengers de la litterature victorienne


par Joystikman, le 31 octobre 2014

Aujourd’hui c’est Halloween (…enfin si tu lis cet article le jour de sa parution), il est donc de bon ton de regarder des films d’horreur. Je n’en ai pas à vous proposer, cependant j’ai une excellente série qui à défaut d’être horrifique est bien gore, glauque le tout enrobé dans une esthétique gothique qu’on aime tous. Son nom ? Je vous le donne en mille: Penny Dreadful.

Dans le Londres de l’époque Victorienne, Sir Malcom Murray (Timothy Dalton), un riche aventurier, s’entoure de Vanessa Ives (Eva Green), une jeune femme aux pouvoirs mystiques, d’Ethan Chandler (Josh Hartnett), un cowboy au passé sombre et du Docteur Victor Frankenstein (Harry Treadaway ) pour retrouver sa fille disparu.

Le cast au « quasi » complet.

Bien que le pitch de base soit assez simple, la série se révèle d’être d’un richesse et d’une noirceur rare. Cela viens en premier lieu de l’univers, totalement maitrisé. En effet, la série profite de son postulat de départ pour revisiter avec brillo tous les plus grands mythes de la littérature anglaise de l’époque victorienne. Le Docteur Frankenstein, Dracula et même Dorian Gray voient leur histoire revisitée et incorporée au récit. Avec cette multitude de figure connu, Penny Dreadful a un petit air de Ligue des gentleman extraordinaire (je parle bien sur la bd est non de l’horrible film, on est bien d’accord), mais comme je l’ai dit, ces personnages tout droit sortie de la littérature ne se résument pas à de simple caméos. Leur histoire est totalement intégrée à la trame principale et étoffée pour nous faire découvrir ces personnages sous un nouveau jour. Londres y est aussi revus et corriger pour nous livrer une ville de l’époque victorienne fantasmée et sale, où il est de bon ton de pratiquer le spiritisme et où les pires affaires peuvent arriver. Tout est glauque, les affrontement sont sanglants, les aspects les plus sombres de la société y sont dépeint; Penny Dreadful est une série à l’univers malsain et captivant.

Penny Dreadful c’est aussi des zombies contorsionnistes

Mais outre son univers, la série est entièrement portée par ses personnages. Chaque protagoniste a une histoire propre qui se dévoilera au fur et à mesure des épisodes. Jamais manichéen, nos chasseurs de monstres ont tous été marqué par leur passé et ont leur propres objectifs. Les personnages et leur psychologie sont en outre extrêmement crédible de part les interprétation magistrale des acteurs. Que ce soit la folie de Vanessa Ives, la froideur du Malcom ou la vulnérabilité de d’Ethan Chandler, les acteurs traduisent parfaitement le caractère de leur personnage si bien qu’on en oublierait tout le reste.

Eva Green est excellente dans cette série. Rarement la folie n’a été si bien interprétée.

Pour ce qui est de la partie technique, c’est dans l’ensemble bien maitrisé. Les décors nous plonge totalement dans l’histoire et dans ce Londres sale, « rongé » par la révolution industrielle. La série est parfaitement rythmée. S’étalant sur 8 épisodes, la balance entre action et introspection est assez bien gérer. On ne s’ennuie jamais. John Logan, créateur de la série (et qui a entre autre était scénariste sur Gladiator et Skyfall), a parfaitement géré son œuvre et nous livre une série sombre et profonde le tout dans un univers maitrisé qu’on a pas l’habitude de voir sur le petit écran; que du bon quoi. De plus Penny Dreadful à la chance de se voir renouvelée pour une saison 2.

Les décors sont assez soignées

Showtime nous livre donc une série captivante et à ne rater sous aucun prétexte, surtout aujourd’hui. Alors quoi de mieux qu’un petit « binge watching » avant d’aller faire la tourné des bonbon pour fêter comme il se doit Halloween ? (Au passage, la série est entièrement disponible sur netflix alors profitez en).

 

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