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Interstellar : Vers l’infini et au-delà !


par Joystikman, le 12 novembre 2014

Depuis maintenant 1 semaine, un corps céleste est entré dans la galaxie cinématographique et déchaine les passions. D’un côté, ils y a ceux à qui la bande annonce a suffit pour crier au chef d’œuvre, et de l’autre ceux qui conchie ce gloub-iboulga scientifico-métaphysique. Le nom de ce mastodonte ? Interstellar. Mon avis ? Et bien tel un astéroïde je vogue d’un camp à l’autre.

Alors que la Terre devient de plus en plus hostile à l’homme, l’humanité n’a qu’une seule solution pour survivre, quitter la Terre et trouver une autre planète. Dans ce but, une équipe de scientifique est envoyé dans l’espace à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil.

Interstellar est une expérience. Pour nous la faire vivre, on retrouve Matthew McConaughey, acteur récemment oscarisé qu’on a vu briller dans True Detective et dans Dallas Buyers Club, Anne Hathaway, qui a remisé le cuir moulant de Catwoman au profit de la combinaison d’astronaute, Jessica Chastain et bien plus. Leur jeu d’acteur est pour tous excellent, de ce côté-là il n’y a rien à redire. Là où Interstellar est un peu bancal, c’est dans les relations entre les personnages. Ces relations sont extrêmement froides et distante la plupart du temps. Les interactions entre les personnages sont très pragmatiques, ils parlent entre eux seulement si cela a un intérêt pour la mission. Seul la relation entre Joseph Cooper(Matthew McConaughey) et sa fille Murphy a une vraie profondeur et est des plus touchante. Malgré tout, ces scientifiques à la rationalité exemplaire sont très vite rattrapés par la réalité des choses. Ils ont beau être entrainés, rien ne les a préparé à ce qui les attend dans l’espace et c’est là qu’ils sont les plus intéressants. Ce sont des humains avant tous et on ne peut qu’éprouver de l’empathie pour eux.

La relation père-fille est par moment assez poignante. En tout cas on reverra à coup sur Mackenzie Foy tant elle est convaincante dans le rôle de Murphy

Après ça, le scénario s’avère être assez « plat ». C’est à dire que bien que plutôt prenant (je suis rentré totalement dans le film), le film se résume à passer de planète en planète jusqu’à trouver la bonne, on ne vit pas une aventure, dès le début du film on sait où on va, il n’y a pas d’exploration ce qui m’a un peu déçus; mais en même temps, le film ne se veut pas être un film d’aventure. Interstellar se veut être un film de science. J’omets volontairement le « fiction » car, non, Interstellar n’est pas un film de science-fiction, tout est trop proche de la réalité et manque de « fantaisie » pour être un film de science-fiction. Contrairement à ce qu’on peut penser et ce que certaines références peuvent laisser penser, le film est très « terre-à-terre », on est très loin de l’aspect métaphysique de 2001 L’odyssée de l’espace. En effet, le film a parfois des faux airs de documentaire, la mise en scène en plus. La représentation des lois de la physique est extrêmement fidèle et les personnages utilisent un vocabulaire extrêmement technique. Cependant, contrairement à ce que certains ont pu dire, cela est une réelle force et n’empêche en rien la compréhension du film. Certes, le langage est technique, mais les personnages expliquent toutes les lois à connaitre pour comprendre le film. La plupart des notions de physique nécessaire à l’appréhension du film sont explicités pendant l’exposition, après ils ne font que faire référence à ces notions. Je ne comprends donc pas comment on peut ne pas comprendre ce film. Passons. A côté de ça, le film est parfaitement rythmé par des scènes de tensions et d’émotions formidables. Bien qu’écumant une fois de plus les poncifs des blockbusters hollywoodiens, on ne pourra s’empêcher d’agripper fermement les accoudoirs du fauteuil lors d’une scène de sauvetages ou d’être touché par une scène de retrouvailles.

Je vous rassure, en vrai ça donne pas envie de vomir

Mais comme je le disais, Interstellar est une expérience. Or, si le scénario peut laisser à désirer, le film prend toute son ampleur grâce à son visuel et sa mise en scène. Comme je l’ai dit, Nolan a tenu à être le plus fidèle possible à la réalité, il a notamment fait appel à Kip Thorne, un physicien spécialiste des trous noirs, pour modéliser le trou de ver et trou noir que l’on voit dans le film. Alors bien que je ne sois pas allé vérifier à quoi ressemble un trou noir, le spectacle est époustouflant. On est à la fois fasciné par la beauté du spectacle et terrifié par notre impuissance et notre vulnérabilité face à de telles choses. A l’opposé de ces magnifiques rendus 3D, on trouve l’ensemble des effets spéciaux. Une fois de plus, Nolan a tenu à réaliser le plus de trucage possible en live, c’est à dire avec des maquettes et autres artifice, et cela offre de la matière au film. À l’heure où la 3D est acclamé par tous, Nolan continu à faire ses trucages en « vrai » et même si l’on voit parfois les artifices cela donne du relief et une véracité unique à l’image. Le tout est soutenu par une bande son signé Hans Zimmer qui a enfin abandonné ses son de paquebots et nous livre une soundtrack tout simplement magistrale.

Ce plan, magnifique.

Finalement, comme je l’ai dit plus tôt et comme vous avez dû le voir sur internet, Interstellar divise et me divise (ça ne vas pas arranger ma schizophrénie), j’ai adoré le film mais je ne peux fermer les yeux sur certains détails. Toujours est-il que c’est un film à voir(mais ne regardez en aucun cas les bandes annonces qui spoillent pas mal), surtout au cinéma qui offre une expérience visuel et sonore inégalable. Bon film.

PS: J’ai été étonné de voir que Space Dandy (que j’ai chroniqué ici) traitait dans certains de ses épisodes des même thèmes qu’Interstellar et donnait des réponses plutôt sérieuse… oui ce PS est une excuse de plus pour dire à quel point cet anime est génial.

 

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